L'axe Du Mal Maison Blanche-Teheran
Pour ceux qui continuaient à célébrer l'arrivée d'un renouveau symbolisé par un président noir à Washington, il apparaît désormais clairement que le locataire de la Maison Blanche est un ennemi acharné de l'état juif. Un nouvel axe du mal s'est constitué englobant dans une même volonté de détruire l'Etat juif ou d'en faire une terre de pogromes tous les terroristes arabes et musulmans ainsi que Hussein Obama. Il fallait être sourd et aveugle, illettré et malveillant pour ne pas avoir pris connaissance de ses fréquentations antisémites et de son entourage pro arabe. Sourd et aveugle comme un juif démocrate humaniste américain!
Certains pensaient que le manque de réaction ferme des Etats-Unis face à l'Iran était la preuve d'une volonté de dialogue, de diplomatie tranquille ou de naïve incompétence de la part d'Obama. Certains voyaient dans ses tergiversations, la preuve de la recherche d'une solution pacifique qui permettrait de retirer au führer de Téhéran l'envie frénétique de posséder la bombe nucléaire et de réaliser son rêve de destruction d'Israël. Et pourtant tout était écrit dès avant la néfaste élection présidentielle américaine tout comme la confirmation de son ministre de la défense signait la politique future. L'obtention de l'arme nucléaire par les ayatollahs de Téhéran ne sera pas due à l'indécision ou à l'impuissance d'Obama. Elle sera le résultat direct de ce qu'il veut laisser derrière lui: un monde musulman plus puissant, plus agressif, mieux armé contre l'Occident et surtout capable de faire sauter le seul verrou entre la marée barbare musulmane et l'Occident démocratique. On assistera encore à des effets de manche, des condamnations et des discours déterminés mais aucune action réelle.

Obama fait tout pour assurer l'Iran qu'il n'a rien à craindre. Au point de laisser partir vers Israël des bombes anti-bunker et de rappeler l'avion pour éviter la livraison.

N'importe quel prétexte lui sera bon pour continuer à exercer une inadmissible pression sur Natanyahou et sur un Barak qui en redemande.

Après la déclaration de Bar Ilan contraire à nos intérêts, à nos principes et à la plateforme électorale qui a permis à la "droite" de revenir au pouvoir, les optimistes pouvaient espérer une accalmie. Toutefois après l'Etat palestinien, ce fut le gel de la vie juive sur notre territoire ancestral, la levée de barrages qui protégeaient nos populations, la non réaction ou si peu démonstrative aux tirs de Kassams sur le Sud du pays. Le prétexte de la construction de logements dans la partie nord de Jérusalem où résident déjà plus de vingt mille Juifs est plus que fallacieux. Puis c'est l'exigence du gel total à Jérusalem et de nouvelles concessions aux terroristes arabes pour établir "un climat de confiance". La vulgarité de cet Obama qui avait déjà téléphoné à Natanyahou en se faisant photographier les semelles de ses chaussures sur son bureau, n'a pas de limite. L'insulte de sa dernière rencontre laissant notre Premier Ministre attendre pendant qu'il allait dîner avec sa famille en développant devant sa femme les commentaires que l'on imagine,est une insulte à tout le peuple juif. On vient également d'apprendre que des émissaires de la Maison Blanche ont rencontré et négocié avec le Hamas. Non pas que je fasse la moindre distinction entre "l'autorité palestinienne" et le Hamas, mais les Occidentaux se targuaient de ne pas discuter avec ces extrémistes terroristes. Pour compléter cette image, rappelons qu'Obama envoie son ambassadeur à Damas renouer des pourparlers bilatéraux "essentiels" pour la région.

ET SARKOZY…

Le président français vient de lui apporter son appui dans cette politique de destruction de l'Etat d'Israël tout en assurant, comme de rigueur, son "indéfectible soutien à la sécurité d'Israël" et en envoyant des missiles antitanks à l'armée libanaise! Au fait, M. Sarkozy n'a pas précisé contre quels tanks ces missiles devaient servir!

Et en échange de tout cela, nous aurons des "discussions indirectes"! Ce qui signifie des négociations directes avec les suppôts de Hussein Obama avec le soutien actif d'un Kouchner, de son homologue britannique Miliband et de l'ONU.

ALORS QUE FAIRE?

Nous venons de lire dans la Haggadah de Pesah' qu'à chaque génération se lèvent des ennemis pour nous détruire. Ceux d'aujourd'hui connaîtront le même sort que ceux d'hier. Mais pour cela face à cette hostilité généralisée contre le seul Etat Juif sur Terre, nous devons réagir avec détermination, vigueur et courage.

La politique conciliatrice et soumise de notre gouvernement doit prendre fin.

Natanyahou a tort de craindre de vexer Obama. Il a eu tort de ne pas rencontrer la presse internationale lors de sa visite à Washington et surtout de ne pas rencontrer les dirigeants républicains pour leur expliquer les dangers qui pèsent sur notre pays. Il a tort de refuser de recevoir les dizaines de milliers de roses que les chrétiens amis d'Israël aux USA lui font parvenir. Enfin il a tort de tancer chaque ministre qui exprime une opinion hostile sur Obama. Tous ces gestes de bonne volonté sont interprétés par Hussein Obama comme des signes de faiblesse qui l'inciteront à davantage de pressions intolérables.

Si Natanyahou entreprend de faire plus de gestes envers les terroristes arabes comme la libération d'assassins emprisonnés, la levée de barrages filtrant ou l'abandon de territoires supplémentaires, ce sera Obama et son allié de Ramallah qui déclareront que Jérusalem est comme Tel Aviv et exigeront l'arrêt des constructions dans la métropole côtière!

Quoi que fasse Israël, Obama et Abou Mazen réclameront d'avantage!

UNE AUTRE POLITIQUE…

 Alors si on changeait radicalement de politique.
Notre Patrie en danger a besoin d'un souffle de résistance. Imaginons que le Premier ministre vienne devant le peuple et dise la vérité aussi difficile soit-elle. Il galvaniserait le peuple juif et le préparerait au combat. Il devrait lui rappeler que notre existence en Israël et le but du sionisme n'est pas de vivre en "dhimmi" sous les ordres d'un monde nous considérant comme un vassal. Notre but est de déterminer seuls, ce qui est profitable à notre avenir, à celui des générations qui suivront et d'établir notre sécurité souveraine. M. Natanyahou devrait mobiliser par ses déclarations et ses actes le peuple juif dans le Monde (en excluant les traîtres) et les nombreux amis d'Israël qui ne se manifesteront que pour un Israël combatif et se tairont devant un Etat Juif soumis.

Obama apprendrait que toutes les options sont possibles pour liquider la menace iranienne pour les siècles à venir et vitrifier les sites dangereux. Toutes les options feront craindre au Monde des répercussions dangereuses et l'amèneront à agir de suite.

Imaginons que l'on nous demande d'être prêts à nous serrer la ceinture jusqu'à la chute d'Obama. Attendre deux ans pour un peuple qui a malheureusement trop patienté pendant deux millénaires n'est pas une épreuve insurmontable.

A BALLES REELLES

Imaginons que nous déclarions la reprise immédiate des constructions sur toute l'étendue d'Erets Israël, "légalisions" les réimplantations de Judée et Samarie, annoncions et entamions le développement de nos cités créées depuis la guerre des 6 jours. Imaginons que nous prévenions qu'un jet de pierre sera considéré comme un acte de guerre et qu'il ne sera plus toléré que des Juifs soient victimes de telles agressions sur leur propre terre. Tout arabe saura alors que notre armée tirera à balles réelles et que les fauteurs survivants de tels actes seront expulsés avec leurs familles vers leurs Etats frères. Nous annoncerions évidemment qu'un Etat palestinien à l'Ouest du Jourdain ne verra jamais le jour et que nous en revenons au plan d'autonomie des personnes et non d'abandon de nos terres.

Bien entendu, toutes ces mesures devront s'accompagner de déclarations, la main sur le cœur, affirmant que nous sommes prêts à négocier à tout moment sans conditions préalables selon la formule consacrée.

Enfin, imaginons que M. Natanyahou informerait M.Mitchell, l'homme d'Obama qui se croit gouverneur militaire et civil d'Israël, qu'il vient de désigner un fonctionnaire du ministère des Affaires Etrangères d'Israël, pour être son interlocuteur.
Imaginons que ce soit notre nouvelle politique.

Plus facile à écrire qu'à réaliser dans les faits? Certes!
Le Monde entier protestera. Certes! Les "amis" penseront que nous sommes des fous irresponsables et fauteurs de guerre. Certes! Toutes ces actions seront considérées comme des "provocations" qui empêchent l'établissement "de la paix". Certes!
Mais au fait, n'est ce pas déjà le cas aujourd'hui alors que ce sont les vies juives qui sont exposées aux lanceurs de pierres, aux manipulateurs de cocktails Molotov, aux lanceurs de Kassams, aux orateurs antisémites musulmans?
Alors finalement, parions sur l'avenir.
Une nouvelle politique israélienne avec un peu moins de démocratie masochiste et plus de fierté patriotique juive changera l'approche occidentale. Elle ne suscitera pas l'amour du Juif (qui en a besoin?) mais forcera le respect pour un pays qui se bat pour son existence. La pression sera mise de l'autre côté pour freiner la "folie suicidaire" d'Israël et bloquer nos aspirations sionistes. On cessera de nous préconiser des mesures de destruction et on nous sourira en fin de compte pour calmer notre "irresponsabilité". Défendre les intérêts de la nation juive sur sa Terre face aux barbares de l'Islam assurera notre sécurité et notre construction sioniste. C'est également l'intérêt bien compris des défenseurs de la Liberté dans le Monde Occidental.
Utopie? Impossible? Essayons et nous verrons que, "si nous le voulons, ce ne sera pas un rêve".

J'allais oublier. L'ONU nous condamnera. C'est le très modéré ministre des affaires Etrangères, Abba Eban qui déclarait il y a plus de 50 ans à propos de cette institution:
"Si l'Algérie présentait une résolution déclarant que la Terre était plate et que c'était Israël qui l'avait aplatie, elle passerait par un vote de 164 pour, 13 contre et 26 abstentions"!

Alors décidons de notre avenir par notre seule volonté.

Cette année, dans Jérusalem reconstruite et enfin libérée.

 Jacques Kupfer
 Président du Bloc National des Juifs francophones